Biographie
Wilburn Theodore Cole, dit Stranger Cole, naît en 1945 à Kingston. Son surnom ? Une blague de son père qui le trouvait différent du reste de la famille. L'étranger de la maison, en quelque sorte.
Le gamin baigne dans la musique dès le berceau. Papa et tonton grattent la guitare. Son grand frère Cuttings fait vibrer les platines chez Duke Reid. Autant dire que le petit Wilburn n'avait pas vraiment le choix.
Dans les années 50, il se fait la voix dans les bars et hôtels pour touristes. En 1962, direction le studio. Duke Reid le recale d'abord – trop jeune, trop vert. Mais "Rough and Tough" explose les sounds et tout change.
Cole devient chasseur de talents pour Reid. Il déniche The Techniques et Ijahman Levi. Ken Boothe débarque chez lui un jour, et boom : duo magique avec "Uno, Dos, Tres". Puis "Artibella" avec Coxsone et les Skatalites.
Le bonhomme adore les duos. Avec Hortense Ellis, Gladstone Anderson, Patsy Todd. Il monte même le label W & C avec Delroy Wilson. Il travaille ensuite avec les plus grands : Sonia Pottinger, Lee Perry, Prince Buster, Joe Gibbs.
Son "Bangarang" avec Lester Sterling ? Certains le considèrent comme le premier rythme reggae. Rien que ça.
En 1973, il s'installe à Toronto. Magasin de disques, puis usine pour survivre. Mais la musique reste. En 1988, vision de Bob Marley. Il devient Strange Jah Cole, rasta convaincu.
Un pionnier, tout simplement.