Ginjah dévoile « Soul Connection », un album entre cœur et conscience
Publié le par Ben Peronne
Le protégé de Beres Hammond revient avec un dixième album studio qui marie romance et spiritualité. Avec une apparition remarquée de Bounty Killer, « Soul Connection » s'annonce comme l'œuvre de la maturité pour le chanteur jamaïcain.
Il y a des artistes qui construisent leur carrière comme on bâtit une maison : pierre après pierre, avec patience et méthode. Ginjah appartient à cette catégorie. Formé à l'école de Beres Hammond, excusez du peu, le Jamaïcain a appris que les grandes chansons d'amour ne se crient pas, elles se murmurent.
Avec « Soul Connection », disponible depuis ce vendredi 10 juillet 2026 chez Tads Records, Ginjah livre ce qui ressemble à son album le plus abouti. Pas de révolution stylistique ici, mais un raffinement de chaque instant. Romance, spiritualité, quête de soi : le chanteur tisse ces thèmes comme autant de fils d'une même étoffe. « Je voulais créer une musique qui parle au cœur », confie-t-il. « Un album qu'on peut écouter du début à la fin en ressentant une connexion profonde. »
Pour habiller ces confessions, Ginjah s'est entouré de musiciens chevronnés : Kirk Bennett aux drums, Mitchum « Khan » Chin à la guitare, Donald « Danny Bassie » Dennis à la basse et Franklyn « Bubbler » Waul aux claviers. Du beau monde qui confère à l'ensemble une assise roots lovers impeccable.
Mais la vraie surprise vient d'ailleurs. Bounty Killer, le « Warlord » en personne, débarque sur un remix. Le contraste entre la douceur de Ginjah et la rudesse du deejay de Seaview Gardens promet un moment de tension créative bienvenu. Comme si Al Green invitait Ice Cube sur un slow.
Ceux qui connaissent Ginjah pour « Guilty Conscience » ou « Sweet Killer » retrouveront cette voix soyeuse qui a fait sa réputation. Les autres découvriront un artiste qui refuse la facilité du hit jetable pour construire, patiemment, une discographie qui vieillit bien. Comme les grands crus de lovers rock.