Albums Dancehall
Too Too Bad
Buju Banton
17 juil. 2026
The Microphone Saved Me
Yaksta
1 juil. 2026
Treasure Self Love
Lila Iké
22 août 2025
Standin' Here (Live Reseda '82)
Yellowman
18 août 2025
22
Yaksta
24 févr. 2023
I-Ternal Fire
Capleton
11 mai 2010
The People Dem
Capleton
29 janv. 2009
Rebel Heart
Capleton
26 janv. 2009
Rise Them Up
Capleton
26 janv. 2009
Bun Friend
Capleton
25 janv. 2009
Buju & Friends
Buju Banton
26 oct. 2004
Reign Of Fire
Capleton
1 janv. 2004
Friends For Life
Buju Banton
1 janv. 2003
More Fire
Capleton
16 mai 2000
Trodin On
Gentleman
1 janv. 1999
I Testament
Capleton
25 nov. 1997
Inna Heights
Buju Banton
18 nov. 1997
Prophecy
Capleton
1 janv. 1995
Good So
Capleton
23 juin 1994
Lotion Man
Capleton
18 nov. 1991
Dancehall : le son de Kingston qui a conquis la planète
Le dancehall n'a pas été créé par une seule personne. Il est né d'une confluence d'évolution musicale, de changements sociaux et de culture sound system dans la Jamaïque de la fin des années 1970. Quand le roots reggae spirituel de Bob Marley cède la place à la turbulence des ghettos de Kingston, une nouvelle musique émerge. Plus rapide, plus brute, plus électrique.
Au cœur du dancehall se trouve le deejay, qui "toaste" mi-parlé, mi-chanté, sur des riddims préenregistrés. Ce style multimodal de la diaspora africaine est également à l'origine du hip-hop nord-américain. U-Roy ouvre la voie dès la fin des années 60. Yellowman en fait une religion au début des années 80.
La grande rupture arrive en 1985. Le riddim Sleng Teng, produit par King Jammy, est souvent cité comme le premier rythme entièrement informatisé de la musique jamaïcaine, marquant le début de l'ère du dancehall numérique. Fini les sessions d'orchestre : place aux drum machines, aux synthés, aux basses qui font exploser les enceintes. Au milieu des années 80, les producteurs Steely & Clevie et Sly Dunbar introduisent des rythmes numériques plus rapides qui changent considérablement le son du genre.
Reggae Genealogy
S'ensuit une cavalcade de légendes. Shabba Ranks, Buju Banton, Bounty Killer, Beenie Man, Lady Saw, Spice, Vybz Kartel, Sean Paul — des collaborations comme Sean Paul et Beyoncé sur Baby Boy assurent une acceptation mainstream mondiale au genre. Le dancehall jamaïcain est partout. Dans les charts, dans les clubs, dans les samples de la pop internationale.
Aujourd'hui, le genre continue d'irriguer la musique mondiale : reggaeton, afrobeats, UK garage, Afropop portent tous l'ADN du riddim jamaïcain. Et en Jamaïque, le dialogue entre dancehall et new roots ne s'est jamais vraiment arrêté, les deux scènes se nourrissent, se défient, se répondent, perpétuant une tradition d'innovation qui remonte au roots reggae des années 70.
Explorez ci-dessus notre sélection complète d'albums dancehall, des classiques fondateurs aux riddims les plus récents d'une scène qui ne dort jamais.